Zero Motorcycles : histoire de la marque

Tout commence en 2007, quand Neal Saiki fonde la marque sur les cendres de son ancienne boîte, Electricross. Avec cette dernière, il développa une motocross électrique de 20 chevaux et 70 kilos. Mais débutant dans le domaine, l’engin était plus proche du VTT que de la moto, et souffrait de quelques défauts comme une batterie mal intégrée, une esthétique en rade, etc. Le premier modèle de Zero Motorcycles sera d’ailleurs une moto tout-terrain.

Pour grandir, la marque va lancer un tour de table pour lever des fonds. Grâce à cela, les années suivantes seront fructueuses. D’abord pour le modèle tout-terrain, mais qui sera très vite suivi par un modèle plus routier, la S (pour Street) ; et la DS typé trail. Ces modèles amèneront plus de lumières sur la marque qui n’en est qu’à ses balbutiements. Et pour parfaire sa pub, Zero s’engage dans les championnats électriques. Rien à voir avec ce qui existe pour les moteurs thermiques. Ce sont plutôt des courses où ne se retrouvent qu’une poignée de motos dans des courses confidentielles. Qu’à cela ne tienne, Shawn Higbee décroche la première victoire pour Zero lors de sa première course.

Zero Motorcycle est une marque récente, mais déjà bien établie

La machine est lancée. Neal Saiki quitte pourtant le bord pour aller vers de nouveaux horizons. C’est Abe Askenazi qui reprend la main. Ancien de chez Buell et physicien de formation, il va jouer un rôle crucial dans la véritable transformation de la marque en marque de motos. L’entreprise va petit à petit abandonner son statut de start-up pour devenir une véritable entreprise. Surtout que des talents arrivent de chez BMW, KTM, Yamaha. Le professionnalisme se ressent sur les nouvelles propositions, que ce soit en motorisation ou en véhicules. Et si la marque déçoit par son autonomie, elle parvient tout de même à séduire des acteurs institutionnels et des villes pour acheter des flottes de véhicules.

Actuellement, Zero Motorcycles est la marque la plus en vue et la plus prolifique sur le segment des motos électriques. Ce sont également les plus performantes avec 13 kWh sous le capot et une autonomie allant jusque 300 kilomètres. Et c’est peut-être encore sur ce point-là que tiquent de nombreux motards… L’autonomie et l’impossibilité de faire « comme avec une vraie moto. » Et le prix, plus élevé qu’une moto entrée de gamme, même si les prestations se frottent plutôt à de l’exclusif.