KTM : histoire de la marque

Kronreif und Trunkenpolz Mattighoffen, voilà la signification de cet acronyme KTM. Commençons par le plus simple. Mattighoffen, c’est l’endroit qu’on connaît tous, puisque c’est là que se situe le siège de la marque, dans les alentours de Salzbourg.

Kronreif et Trunkenpolz sont les deux fondateurs de la marque. Le premier est un homme d’affaires et un ingénieur, c’est lui qui amènera les fonds pour réellement développer la marque. Trunkenpolz, lui, possède un atelier dans lequel il répare camions, voitures et bien sûr, motos ! En 1951, il crée sa première moto, la R 100 munie d’un moteur Rotax de 98 cc. Mais avec une production de 3 motos par jour, il ne va pas loin.

Le tournant de la marque est en 1954. A partir de cette année-là, le succès est vraimant au rendez-vous, aussi bien en concession que sur les pistes. Car KTM investit dans la compétition et n’hésite pas à créer des motos de courses.  La marque aura pas mal de succès en tout-terrain, avec une écurie officielle en 125 et quelques titres de championnats du monde glâner au fil des ans : 1974, 1978, 1980, 1984 et 1985.

S’il fut une année noire, ce fut 1960. Ernst Kronreif décède, le marché de la moto est en berne, KTM arrête sa production. La marque autrichienne souffre… Et Hans Trunkenpolz décède en 1962 !  Son fils Erich prend la relève accompagné de Zizala, un ingénieur qui apporte quelques innovations, des modèles comme la Comet, le Ponny et un vélomoteur.

En 1970, la marque compte ces 3 modèles ainsi qu’un moteur-maison de 175cc à son actif. Et grâce au succès acqusis sur les pistes, la marque peut se développer à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et décliner sa gamme en 50cc.

KTM est passé du cross trial aux roadsters avec un certain succès

Une croissance continue de KTM

Les années 1980 se passent comme chez beaucoup d’autres fabricants. Ce sont des années difficiles, mais la marque évite le dépôt de bilan et parvient à revenir sur le devant de la scène grâce à un modèle : la Duke. On la connait encore !

Fort de ce succès, KTM va absorber Husaberg, puis WP Suspensions. Et petit à petit sa place parmi les grands noms et les marques respectées devient logique. Il faut dire que de bonnes places au Paris-Dakar, ça a un certain poids dans le milieu ! Comme en 2001 où la marque occupe les 5 premières places.

Les années 2000 vont également amener un autre changement, KTM va s’orienter vers la route avec des roadsters, dont la Superduke 990 sera le fer de lance. Un modèle qui sera décliné en plusieurs cylindrées et souvent animé par un gros mono, trace de son histoire motocross. La 690 d’abord, puis une 790 et une 390 pour s’adapter à une demande toujours plus large et aux nouvelles règles de permis.

KTM va continuer à se diversifier, notamment en sortant de grosses cylindrées qui viendront étoffer un catalogue riche en 125 et 250. La marque va même s’essayer au quadricycle avec le fameux X-Bow propulsé par un moteur Audi.

Nouveau tournant dans l’histoire de la marque, KTM s’associe à Bajaj. Preuve d’une volonté de dominer le marché. Cette entente doit permettre de compresser les coûts sur les modèles d’entrée de gamme comme les 125 et 250 Duke. Le coût de la main d’œuvre indienne étant très faible. Ce n’est d’ailleurs pas la seule marque à le faire. BMW le fait avec Loncin où sont également produites les CFMoto. Tout comme MV Agusta. Et Honda l’a fait avec Kymco. Une nécessité pour répondre à une demande de prix bas.

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