Benelli : histoire de la marque

Benelli, c’est plus d’un siècle d’histoire, mais aussi une histoire familiale. Elle commence en 1911, quand Teresa Benelli investit toutes les économies de la familles pour que ses 6 fils aient du travail. Les débuts sont assez simples puisqu’ils proposent un simple 75 cc monté sur un cadre de vélo. Par la suite, ils passeront à une moto avec un 98 cc.

Chemin faisant, la marque gagne en notoriété et commence à participer aux différentes compétitions en place. 1927, 1928, 1930, 3 années qui voient Benelli s’imposer comme Champion d’Italie avec Tonino au guidon d’une 175. La carrière du pilote s’arrêtera en 1932 suite à un grave accident.

Comme pour les autres marques, la seconde Guerre mondiale voit l’arrêt de la production, puis encore un temps d’arrêt, le temps de récupérer les machines nécessaires à la production. Si bien que Benelli ne recommence à produire vraiment qu’à partir de 1949 et avec le handicap de n’avoir aucun nouveau modèle à présenter. Ce sont donc des modèles d’avant-guerre qui sont produits. La marque souffrira d’ailleurs de l’imagination débordante de ses concurrents.

Une lente descente

Il faudra attendre 1952 pour que Benelli sorte une véritable nouveauté sur le marché. Ce sera la Leonessa poussée par un twin de 250 cm³, 4 vitesses et une suspension oscillante. A l’époque, on fait difficilement mieux ! Cette nouvelle gamme de moto couvre toutes les cylindrées de l’époque, du 100 au 500 cm³. Mais le modèle qui remporte le plus de succès, c’est la Leoncino de 125.

Ce sont les années fastes de la marque qui devance Moto Guzzi, Ducati et Laverda sur le marché de la moto, comme en compétition ou la firme brille avec ses pilotes Pasolini et Provini.

Puis, vers la fin des années 1960, la marque commence à décliner. Notamment suite à l’arrivée des Japonaises. Moins chères, avec une belle finition, elles grignotent les parts de marché des constructeurs. Alors qu’elle avait racheté Motobi quelques années plus tôt, cette fois, c’est Moto Guzzi qui rachète la marque et le groupe passe dans le giron de De Tomaso. Sous sa direction, Benelli passe au moteur quatre cylindres, mais déploie aussi et surtout un 6 cylindres qui impressionne tout le monde.

Sauf que les grosses cylindrées se vendent moins facilement que les petites et moyennes cylindrées. Benelli se tournent alors vers des modèles plus compacts pour continuer à avoir un chiffre d’affaires.

Dans les années 80, le constructeur disparaît quasi totalement à cause des problèmes liées aux motos. En effet, elles sont en proie à des problèmes techniques, des pannes, etc. Or, Benelli était à la pointe de la technologie. Un comble !

Pour finir, la marque est fusionnée avec Moto Guzzi et les usines vendues…

Le V6 de Benelli fit fureur à l’époque

Le retour en grâce

Deux dates sont importantes :

  • 1997 : Andrea Merloni rachète la marque et la relance avec l’aide de Peter Goddard, ancien champion de Superbike. Le premier modèle voit le jour en 2002, c’est la Tornado Tre avec un 900cc ! C’est un modèle qui rencontra un petit succès et que la marque déclinera par la suite.
  • 2005 : Benelli intègre le groupe QianJiang pour pouvoir grandir et sortir de nouveaux modèles, comme la TNT. Un bon point est que la marque est parvenue à se maintenir à Pesaro, sur son site d’origine, et de ne pas voir sa production délocalisée. Depuis, chaque année voit de nouveaux modèles étoffer le catalogue, comme la toute récente Leoncino. Du nom du premier best-seller de la marque.