Cagiva : histoire de la marque

Cagiva, c’est le rêve de deux frères qui n’y connaissaient pas grand-chose à la moto, mais qui sont devenus des légendes dans le milieu : les frères Castiglioni.

Fin des années 1970, Harley-Davidson connait des difficultés. Pour se remettre à flot, le groupe de Milwaukee revend un investissement fait quelques années plus tôt : Aermacchi. Les deux frères rachètent l’usine et lancent leur propre marque : Cagiva.

A ce stade, pas grand-chose dans les tiroirs et peu de capital. Pour créer du volume, Cagiva se lance dans les petites cylindrées. Elles s’écoulent facilement. En quelques années, la marque fabrique 40.000 motos par an. De quoi lui donner envie d’investir dans des cylindrées plus grosses. Sauf que le développement moteur n’est pas son fort. L’idée est alors d’acheter les blocs moteurs chez Ducati pour les monter dans un cadre Cagiva.

Problème : Ducati est en perte de vitesse et connait des soucis financiers. Il n’en faut pas plus aux frères Castiglioni pour racheter le Groupe Ducati et le sauver (il le revendra plus tard). Soucieux de préserver un patrimoine national et cher à leur cœur, les frères rachètent dans les années qui suivent d’autres marques : Moto Morini, MV Agusta ou encore Husqvarna et CZ à l’étranger.

La Cagiva Elefant fut l’un des best-sellers de la marque

La période Tamburini chez Cagiva

Massimo Tamburini est un designer italien qui va profondément marqué les différentes marques du groupe. Chez Cagiva, le succès des premières années plafonne. Dans les grosses cylindrées, seules les Elefants s’en sortent bien grâce à l’attrait des gros trails routiers. Dans les petites cylindrées, c’est la Mito 125 dessinée par Tamburini qui est un best-seller. Puis, ce sera la Cagiva Canyon et sa grande sœur, la Grand Canyon. Tamburini passera ensuite chez Ducati, pour qui il dessinera la mythique 916. Et chez MV Agusta (oui, il fait tout le groupe) pour qui il dessine la F4, véritable emblème de la marque de Varèse !

Le Texas Pacific Group rachète l’ensemble du groupe en 1998, alors que celui-ci n’a plus de trésorerie et chaque marque connaîtra une histoire différente. Pour Cagiva, seules les Raptor et Mito restèrent commercialisées.