Royal Enfield : histoire de la marque

Qui ne connait pas la célèbre marque et son slogan « Made like a gun » qui rappelle son passé dans l’armement. Un clin d’œil qu’on retrouve dans le nom de sa première moto, la Bullet. L’histoire de la marque remonte au tout début des années 1900. 1901, précisément, quand la marque sort sa première motocyclette pourvue d’un moteur 4-temps Jap en V-twin. Parallèlement, elle propose des side-car et autres tricycles.

Pionnière dans le monde de la moto, elle a poussé de nombreuses innovations sur le devant de la scène. Parlons, par exemple, du premier amortisseur de couple.

Après la guerre, la marque va opter pour une production de moteurs en interne et donc du développement de ceux-ci. Le premier moteur qui sort des cartons est un mono de 350 cc 4-temps. Un 500 cc sortira quelques années plus tard, en 1927. Et ils motoriseront la célèbre Bullet qui sort début des années 30.

Durant la seconde Guerre mondiale, Royal Enfield participe à l’effort de guerre. 55.000 motos au total et quelques ingénieuses inventions comme la Flying Flea, un moto pliable et parachutable !

Royal Enfield a marqué l’histoire de la moto anglaise

20 années de déclin

A la fin de la guerre, la production retourne vers le civil où la marque possède beaucoup de prestige. Le premier moteur qui sort des usines est un V-twin qui ne marquera pas les esprits. Mais sa production doit concurrencer les moteurs Triumph, plus gros concurrent de la marque. Et si le moteur ne convainc pas, la marque parvient à se détacher grâce à ses innovations. La fourche télescopique à double amortissement, les suspensions, le bras oscillant, les travaux en aérodynamisme des machines.

Mais cela ne suffira pas pourque le mythe s’effrite peu à peu. Les ventes sont moins importantes et l’image de la marque se ternit. La Meteor 700 est des modèles qui a contribué à cette image négative, à cause de ses fuites d’huile importantes. Royal Enfield abandonne la Bullet en 1962 et ne compte plus qu’un seul modèle dans sa gamme en 1968, l’Interceptor. Pour survivre, elle n’a plus que les commandes de l’armée avant de s’éteindre.

L’histoire récente de Royal Enfield

Il y a une vingtaine d’années, la marque a été rachetée par un industriel indien. Bien décidé à dépoussiérer la marque et à reprendre la production, il a installé une usine à Madras en Inde. En effet, la marque possède une belle image de marque là-bas et surtout, la mécanique simple et bon marché des modèles correspondent tout à fait à ce qui est attendu par les acheteurs locaux. Aucune surprise donc à ce qu’elle soit un best-seller. Elle a même fait son retour en Europe.

D’ailleurs pour mieux répondre aux exigences, les modèles se dotent de quelques innovations. Tout en respectant leur style d’antan.

Ainsi, les nouvelles Bullet disposent d’une boîte de vitesse avec sélecteur au pied, d’une cinquième vitesse mais elles conservent un frein à tambour à l’arrière.