Top 3 des trackers, balises de géolocalisation pour moto

L’une des plus grandes craintes des motards, c’est de se faire voler sa bécane. Or, ça arrive plus souvent qu’on le pense. Malgré les chaînes et autres cadenas, les malfrats n’hésitent pas à embarquer les motos. Voilà aussi pourquoi les balises de géolocalisation existent. Ces trackers permettent de suivre une moto à la trace sur son smartphone et la retrouver en cas de vol. Voici notre top 3 des meilleurs appareils sur le marché pour le moment.

Guide d’achat sur les balises de géolocalisation

Avant de commencer à regarder quel modèle acheter, mieux vaut savoir ce dont on a besoin, mais aussi ce qu’on pourra réellement utiliser en situation de vie. Car sur le papier, tous les modèles vous vendent du rêve, avec une localisation instantanée au centimètre près. Or, il n’en est rien et pas mal d’appareil sont approximatifs, pour ne pas utiliser d’autre mot. Aussi faut-il savoir ce qui se fait sur le marché et déterminer ce qui nous intéresse en fonction de différents critères.

La balise de géolocalisation permet de retrouver rapidement sa moto en cas de vol

Autonome ou sur alimentation

Il existe deux types de trackers / balises. Et c’est ce point qui les répertorie. D’une part, il existe des modèles autonomes. Autrement dit, ils disposent d’une petite batterie ou fonctionne sur pile. C’est cette dernière qui alimente le circuit et prévient en cas de vol ou de déplacement non autorisé. Bémol, une batterie, ça tombe à plat. Il faut donc penser à la recharger de temps à autre.

D’autre part, il y a les modèles sur alimentation. Ces derniers ne possèdent pas de batterie incluses et doivent se brancher sur le faisceau de la moto. Et si la moto peut s’apparenter à une source d’énergie inépuisable (sa batterie), il existe quand même des limitation. Tout d’abord, il faut pouvoir la connecter au faisceau, ce qui n’est pas toujours possible. Ensuite, cela draine une batterie et peut poser problème quand le stationnement se fait sur une longue période.

Visible ou non

Le but d’une balise de géolocalisation, c’est de ne pas se faire voir. A ce petit jeu, certains modèles sont plus doués que d’autres. En général, ceux qui sont autonomes. En effet, ces derniers peuvent se glisser n’importe om sur la bécane et se faire oublier des voleurs. A contrario, quand le tracker est connecté au faisceau, il est bien plus visible.

A cela s’ajoute le fait que de nombreux fabricants ne se focalisent pas nécessairement sur la taille. Il y a donc à boire et à manger sur le marché.

Le réseau utilisé

Pour pouvoir communiquer avec un smartphone, il faut que la balise puisse avoir accès à un réseau. Certains modèles ont accès à plusieurs réseaux, tandis que d’autres se limitent à l’un ou l’autre système.

En fait, tous les modèles utilisent le réseau satellitaire, ce qui donne une bonne indication. Les imprécisions sont théoriquement corrigées par ces accès réseaux. Cela peut être du wi-fi, du 2G, du 3G, des antennes terrestres. Mais voilà, en sous-sol, le réseau se fait parfois désirer. Et comment retrouver son véhicule dans un parking souterrain de 6 étages ?

L’abonnement

Oui, car acheter c’est bien et pouvoir utiliser c’est mieux. La vaste majorité des fabricants ont recours à un abonnement pour répercuter au client le coût de fonctionnement de l’appareil. En fonction des besoins, le prix est plus ou moins important.

Certains font exception. Comme Pégase. Le coût à l’achat est plus important, mais en échange il n’y a pas d’abonnement. Une période de gratuité existe puis l’abonnement devient obligatoire après cette période.

Le prix peut varier fortement, de 10 € par an à 4 € par mois.

Enfin, certains modèles exigent une carte SIM pour fonctionner.

Le pays de fabrication

Nous ne sommes pas chauvin, mais il faut avouer que nous avons une start-up nation (comme dirait Macron) à ce niveau de technologie. En effet, il y a pas mal de sociétés qui se lancent dans ce business, car la niche se crée. On peut ainsi avoir accès à des modèles français très attrayant et bien plus précis que ce qui se fait en Chine. Les modèles examinés venant de Chine n’ont d’ailleurs pas séduit, car ils n’étaient ni plus fiables, ni plus précis.

Dans ce top 3, il y a d’ailleurs deux entreprises françaises et une lituanienne.

Invoxia Tracker GPS

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L’Invoxia n’est pas neuf sur le marché. Précédemment, il était badgé Roadie. C’est sa forme longiligne qui le trahit. Sauf que dans cette version, le logiciel a été amélioré. Tout d’abord, il faut noter sa bande velcro sur un côté. Cela permet de l’attacher à peu près n’importe où sur la moto. Mais de préférence à l’abri des regards. Sa forme n’est d’ailleurs pas un obstacle. N’importe où, mais pas non plus exposé à la pluie, car cette balise de géolocalisation ne répond qu’à la norme IP33, l’eau peut donc facilement s’y infiltrer.

Côté autonomie, elle varie en fonction de l’utilisation. Cela va de plusieurs semaines à plusieurs mois grâce à sa petite batterie intégrée et rechargeable par port mini USB.

Le tracker utilise le réseau satellitaire pour se localiser et le Wi-fi pour communiquer avec le reste du monde. L’activation se fait quant à elle par Bluetooth, ce qui implique qu’on soit à proximité de la moto à ce moment-là. Par contre, sa programmation sur le réseau du pays où il est activé (LoRa, SigFox, LoRa Swisscom) limite son usage à l’international.

Elle possède une bonne fréquence lors des alertes et permet de suivre en continu le véhicule avec un intervalle de 3-5 minutes. Mais au final, l’approximation de la position est trop vague. Cela dit, Invoxia propose un affinage une fois qu’ils sont prévenus en cas de vol. Un chouette plus qui leur donne notre confiance.

Les top :

  • Prix
  • Discret
  • Bonne autonomie

Les flop :

  • Pas étanche
  • Précision perfectible
  • Usage à l’international

Trakmy Compact

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Trakmy est l’autre société française de ce comparatif. Basée à Nîmes, elle conçoit des trackers autonome et bon marché. Ce sont deux de ses arguments de vente. Le prix est par contre à nuancer, car il n’implique pas l’abonnement à souscrire à côté et qui tourne autour des 50 € par an.

Pour ce qui est de l’autonomie, elle est annoncée de 3 ans. Nous n’avons pu le vérifier faute de temps. Néanmoins, vu la taille dudit objet, on peut penser que la batterie incluse soit suffisamment généreuse pour tenir ce temps-là. Et pourtant, malgré ce volume, on peut facilement le cacher. Notamment, parce qu’il est très fin.

Un autre point à souligner est qu’il n’est pas destiné uniquement aux motos. Il possède une dizaine de modes :moto, voiture, remorque, etc.

Côté repérage, c’est à nouveau le réseau satellitaire qui est utilisée. Puis, il utilise le réseau SigFox, présent dans la majorité des pays européens, même en France.

En cas de vol, le module est facile à suivre et laisse une belle trace avec un intervalle de 5 minutes. Mais il est trop sensible aux pertes de réseau à notre goût. En passant dans un tunnel, il perd le réseau et cela se voit sur la carte, quitte à sauter un point de repérage le temps qu’il se reconnecte et se retrouve.

Enfin, nous nous devons de parler de sa certification IP68 qui lui offre la protection maximale à l’eau et aux poussières.

Les top :

  • Prix
  • Autonomie
  • IP 68 = étanche

Les flop :

  • Manque de précision
  • Assez lent
  • Assez volumineux

Monimoto MM6

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Seule entreprise non française de ce top, Monimoto propose tout de même du bon matériel comme balise de géolocalisation. Le MM6 est l’évolution naturelle du MM5 qui est d’ailleurs toujours disponible sur le marché pour une trentaine d’euros moins cher. La différence se fait au niveau du réseau : 3G au lieu de 2G. Cela offre une meilleure transmission de l’information.

Pour autant, la marque n’a pas touché au gabarit de l’appareil et il est toujours aussi complquié à cacher sur certaines motos.

Bon point par contre, l’autonomie est à la hausse grâce à une travail en profondeur. Ainsi, un des deux processeurs a disparu, favorisant l’autonomie. Idem pour les mises à jour qui s’effectuent à distance.

Parlons également de son fonctionnement un peu différent. Plus qu’une balise de géolocalisation, il est un traceur perpétuel. Il suit le trajet tant que la clé de désactivation n’est pas à proximité. Autrement dit, tous les déplacements sont enregistrés. De façon à créer un tracé de point sur la carte. Pour connaître la position exacte (qui ne l’est pas toujours) il faut cliquer sur l’une des notifications qui apparaissent à l’écran.

Pour pouvoir fonctionner, il a également besoin d’une carte SIM.

Les top :

  • Fonctionnement simple
  • Batterie prolongée
  • Etanche

Les flop :

  • Volumineux
  • Nécessite une carte SIM

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