Kawasaki : histoire de la marque

Kawasaki et la moto, c’est une histoire qui remonte à 1949. A l’époque, le Japon sort d’une guerre qu’il a perdu. Come beaucoup d’autres firmes, Kawasaki a contribué à l’effort de guerre et a produit de l’armement pour l’armée. Mais quand il n’y a plus d’avions ni de bateaux à construire et que les Américains démantèlent les complexes militaro-industriels, Kawasaki doit se trouver une nouvelle occupation. Toutefois, Kawasaki garde ses activités dans l’industrie lourde.

Du côté de la moto, c’est d’abord un moteur qui est construit, le KE. Les premières vraies motos n’apparaissent qu’en 1960 avec la B7 munie d’un monocylindre de 125cc. Puis Kawasaki s’associe à Megura qui fabrique des moteurs 4T, ce qui permettra de développer des motos modernes dans une nouvelle usine basée à Akashi.

Le premier bestseller de la marque sera la B8 de 125cc qui participera notamment à plusieurs compétitions, et notamment en motocross avec la B8-motocross. Les différents modèles de la marque se succèdent. De la K1 on passe à la K2, puis à la série des W1, 2, 3. Pourtant, les modèles sont boudés du public qui juge les lignes trop classiques et les performances trop moyennes. Pourtant, en championnat, les multicylindres 2T de la marque montrent leur supériorité. Ces twins arrivent sur le marché grand public avec la A1 Samuraï en 1966 et son succès est immédiat. Les raisons : les performances, la modernité, les lignes. Un succès qui traversera le Pacifique d’ailleurs !

Les Triples naissent en 1968 quand la marque investit dans le moteur à 3 pistons. Mais Kawa se fait couper l’herbe sous pied par Honda qui sort juste avant une quatre cylindres : la CB 750 !

Kawasaki est une référence en sport et hypersport

Le temps des sportives Kawasaki

La marque gagne vraiment en renommée dans les années 80. C’est l’époque de la sortie de la GPZ 900 R Ninja. Une moto devenue mythique grâce à son révolutionnaire refroidissement liquide, un moteur 16 soupapes et la fin des fuites d’huile. Sa grande sœur, la 1100, dépasse même les 100 chevaux. C’est l’entrée de la marque dans la gamme sport, et même l’hypersport, avec une longueur d’avance sur la concurrence. Il faut dire que les performances sont au rendez-vous pour des machines très légères (255 km/h pour 114kg pour la Ninja, par exemple). S’en suit une série de modèles qui vont dans le même sens comme les Ninja ZX-6R et ZX-7R.

A côté de cela, la marque reste investie sur des machines plus abordables et moins radicales. C’est le cas de la Zéphyr, par exemple, qui sort en 1991.

A partir de là, Kawasaki ne démord plus de garder un pied en sportive. D’abord avec la Z750 qui signe avec l’ensemble de la gamme Z les plus grosses ventes en France. Pour dire que celui-là est aussi un modèle mythique. Plus récemment, les H2 et H2R tiennent le haut du pavé en ce qui concerne les performances, luttant très bien avec des Superleggera V4 et de R1M ! Pour autant la marque n’oublie pas son passé puisqu’elle a récemment sorti une Samuraï…